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Jeudi 18 janvier 2007

Eh ben dis donc c'est pas possible : je viens d'aller faire un tour dans le truc machin d'administration de mon blog (c'était pas arriver depuis septembre je crois), donc je batifole gaiement comme à mon habitude et je regarde un peu les statistiquespour voir le nombre de visiteurs tout ça tout ça.Et là oh stupeur je constate qu'il ya encore quelques âmes esseulées qui y fluctuent quotidiennement (et toujours autant depuis que je poste plus donc limite c'est vraiment par hasard que les gens se retrouvent ici).Alors je me dis : "Diantre je ne vais pas les laisser dans la tourmente plus longtemps!Donnons leur un alignement de symboles romains agencés de façon à objectiver un instant fugace de ma conscience pour satisfaire leur appétit pervers de "je-surf-au-hasard-sur-internet-paske-j'ai-rien-d'autre-a-foutre-et-je-continue-à-lire-alors-que-c'est-de-la-merde"(ce sont les pires)".Donc comme j'ai pas envie d'aller chercher un crayon (mon bras est pas assez long),a la place d'un dessin pourri voici un autre joli poème que Bibou viens de me passer (qui a été écrit à sa demande par une fille de ma classe, que d'ailleurs je ne regarderais plus pareil en allant en cours demain).

Tu la veux ma bite (yavait pas de titre mais comme je suis moi même un peu poète je me permet d'en choisir un)

 

Langueur morne et futile
Qui défie l’espoir des astres indomptés
Le douloureux soupir qui soudain m’envahit
Flétrit ma sphère pâle qui s’ennuie

De contempler la douce avalanche,
Puissant flambeau, compagnon de mes nuits
Qui toujours savait atteindre de ses caresses
Les éthers loin des miasmes du chagrin.

Le souvenir de ses doux yeux noir de jais
Rongeant et dorant les profondeurs de mon âme
Où soudain la resplendissante Aube perçait
Fait ressurgir le frémissement de la puissance intime ;

Et l’atteinte passée des hauteurs insoupçonnées
Est un enchantement qui laisse place à l’abîme
L’exquise douceur émanant de sa chair comme une brise
Est transmutée par un vertige qui flétrit mon antre déchiré.

Et je erre, je suis rongée et mutilée, tandis que
La vaste douleur qui assaillit mon sein
Ténébreuse morsure de la tendresse arrachée
Clos comme une rature l’expérience de nos amours malsains.

Putain c'est en train de devenir un blog de pédé par ici faut que je me ressaisisse!


par spliff publié dans : La Rubrique a Bibou
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